[CESERH] CI La généalogie des formes dans la perspective du Deep Learning 7/11/2019 [2/11]

[CESERH] CI La généalogie des formes dans la perspective du Deep Learning 7/11/2019 [2/11]

🎙 Maria Giulia Dondero (FNRS/ULiège) 👥 178 📅 18 novembre 2019 ⏱ 39 min 👁 62 📄 étude originale 🧭 2026-10-10
Disponible en : Français (actuel) English

Mots-clés

généalogie des formesdeep learninganalyse d'imageshistoire de l'artsémiotique

Résumé

Cette conférence de Maria Giulia Dondero, tenue dans le cadre du séminaire du Centre de Sémiotique et Rhétorique de l’ULiège, explore l’application du deep learning à l’analyse d’images artistiques. L’intervenante présente deux projets de recherche : l’un consacré à la visualisation et à l’analyse web d’images (inspiré de travaux de Lev Manovich), l’autre à la généalogie des formes dans le corpus de l’histoire de l’art, financé par le FNRS. Elle souligne l’importance de la classification par métadonnées et par caractéristiques visuelles (plastiques, compositionnelles), ainsi que le rôle des réseaux de neurones pour extraire des motifs récurrents et des relations de similarité. La conférence rappelle les travaux d’Aby Warburg sur la survie des formes (Pathosformel) et de Georges Didi-Huberman sur l’iconographie. Dondero discute également des défis méthodologiques : la distinction entre analyse locale et globale, la prise en compte du contexte de production, et la tension entre approches formelles et historiques. Elle conclut sur la nécessité d’une collaboration interdisciplinaire entre sémioticiens, informaticiens et historiens de l’art pour développer des outils adaptés à la complexité des œuvres.

175 mots

Évaluation critique

Valeur des informations & solidité de l’argumentation

La valeur du contenu réside dans son approche interdisciplinaire : elle articule des concepts de sémiotique visuelle et d’histoire de l’art avec les technologies contemporaines de vision par ordinateur. L’argumentation est structurée autour de deux projets concrets, ce qui ancre la réflexion dans des réalisations pratiques. Dondero illustre comment le deep learning peut révéler des régularités formelles invisibles à l’œil nu, tout en insistant sur les limites de ces outils (notamment la réduction au visuel et la négligence du contexte). Elle propose une critique nuancée de l’usage de l’IA en histoire de l’art, en appelant à une collaboration étroite entre disciplines. La démonstration s’appuie sur des références solides (Warburg, Didi-Huberman, projets académiques) et une méthodologie explicite, bien que la transcription automatique nuise à la fluidité de l’exposé.

Rigueur scientifique, qualité des sources, adéquation du titre

La rigueur scientifique est manifeste : la chercheuse cite des travaux de référence et discute les implications méthodologiques avec précision. Toutefois, l’absence de sources explicites dans la description (aucun lien) et la qualité médiocre de la transcription limitent la vérifiabilité directe. Les mentions de Warburg, de son Atlas Mnemosyne, et de Didi-Huberman sont claires, et ses propres projets sont documentés. L’adéquation entre le titre et le contenu est bonne : le titre annonce une perspective sur le deep learning, et l’exposé développe précisément cette perspective en l’appliquant à la généalogie des formes. On peut reprocher un léger déséquilibre : la partie technique (deep learning) occupe une place importante, tandis que la généalogie des formes n’est traitée qu’à travers des exemples, mais l’ensemble reste cohérent.

266 mots

Adéquation titre / contenu

Le titre correspond au contenu : la présentation aborde la généalogie des formes artistiques via les outils du deep learning et de la vision par ordinateur.

Qualité & fiabilité

7/10

Exposé académique par une chercheuse reconnue (FNRS/ULiège), spécialiste de sémiotique et d'analyse d'images. La transcription automatique dégradée limite la précision, mais le contenu trahit une expertise solide et une démarche méthodologique rigoureuse.

Moments clés

Sources citées

  • Atlas Mnemosyne — Aby Warburg, cité pour son concept de survie des formes (Pathosformel) et ses planches iconographiques.
  • Pathosformel — Concept de Warburg repris pour caractériser la récurrence des formes expressives.
  • Georges Didi-Huberman — Auteur cité pour ses travaux sur les images (notamment 'L'image survivante').

Sources concordantes

  • Lev Manovich — Cité comme inspiration pour l'analyse visuelle de grandes collections d'images.

Apport & nouveautés

L’intervenante propose une articulation originale entre le deep learning et la tradition sémiotique de l’histoire de l’art. Elle montre comment les réseaux de neurones peuvent être utilisés pour détecter des invariants formels et des filiations stylistiques dans de grands corpus d’images, ouvrant la voie à une historiographie computationnelle. Son apport principal est de souligner la nécessité de ne pas réduire les œuvres à leur seule visualité, en intégrant le support, la technique et le contexte historique.

Pour aller plus loin :

127 mots

Profil radar

Le profil radar montre des scores élevés en qualité et niveau technique, avec une fiabilité globalement bonne, mais une quantité d'information légèrement en retrait en raison de la densité de la présentation. La conférence se distingue par sa profondeur méthodologique et son ouverture interdisciplinaire.

Fiabilité 7/10